Les outils du bon bricoleur

Ça y est, c’est l’été, les vacances sont là et vous allez enfin avoir du temps pour bricoler ! Mais avant de se jeter corps et âme dans le monde merveilleux du DIY, il serait bon de s’équiper !
Passons en revue dans cet article les quelques outils qui devraient se trouver dans toutes caisses à outils de l’électronicien amateur !

Les outils à usages divers

Petits outils courants

Parmi la liste des outils incontournables du bricolage, certains sont réellement faciles à trouver dans plein de magasins (Leroy Merlin, Castorama etc). En voici une petite liste…

Tournevis

Les tournevis ! Vous en avez tous déjà vu et sûrement manipulé. Ils sont indispensables et portent bien leurs noms. Aucune excuse pour ne pas en avoir une paire toujours à portée de main. Ils vous seront très pratiques dès qu’il s’agira de démonter quelque chose ou de resserrer un boîtier par exemple.
On en trouve de très nombreux, dans les matériaux, les tailles et les formes. Pour faire de l’électronique, je vous conseille d’avoir au moins plusieurs tailles de tournevis plats et quelques tournevis cruciformes.
Si vous faites des montages avec des petits potentiomètres de réglages, vous serez sûrement amenés à utiliser des tournevis en plastique. Leur gros avantage est bien sûr qu’ils ne conduisent pas l’électricité, donc si vous ripez en faisant votre réglage vous ne risquez pas de créer un court-circuit !
Il existe aussi des tournevis possédant un indicateur lumineux dans le manche. Ces derniers sont forts pratiques pour tester la présence d’une tension dans un circuit.
Enfin, il est facile de trouver des tournevis à embout échangeable. Vous pouvez alors facilement changer de forme/taille d’embout pour vous adapter à diverses situations.

Clés

Passons maintenant aux clés. Bien sur je ne parle pas des clefs pour rentrer dans votre atelier, mais bien des clés pour pouvoir serrer vos boulons et autres écrous.
Parmi la grande famille de ces dernières, voici quelques unes que l’on retrouve très souvent.

La clé Allen (ou clé 6 pans)

Facile à distinguer, c’est une pièce de métal coudée en L qui possède… 6 faces (d’où le nom de clé 6 pans). Elle est utilisée pour serrer des vis possédant une tête creuse de la même forme. Le nom de clé « Allen » vient du nom de la marque éponyme qui a mis en œuvre cette dernière.

La clé Torx (ou clé étoile)

Comme pour la clé 6 pans, c’est la caractéristique mécanique qui lui donne son nom. Elle possède une forme en étoile et s’adapte là encore aux vis possédant une tête creuse de la même forme. Cette clé fut inventée par le constructeur automobile Renault.

La clé plate

Les clés plates font partie des incontournables. On en trouve de toutes tailles et elles servent à serrer des écrous ou des boulons. Prenez en quelques unes, elles ne coutent pas une fortune et sont toujours pratiques !

La clé à pipe/douille/cliquet

La clé a pipe est similaire à la clé plate à ceci prêt qu’elle a la forme d’une pipe. Sa prise en main facilite le mouvement et donc donne plus de force pour agir sur le boulon/écrou.
La clé à douille est similaire, elle utilise des « douilles » qui ne sont rien d’autres que des embouts interchangeables pour agir sur la visserie.
Enfin, la clé à cliquet est une clé à douille mais possédant un mécanisme particulier lui permettant de faire des mouvements de vissage/dévissage rapide puisque la douille n’a pas à être retirée du boulon/écrou entre chaque mouvement.

Pinces

Parlons maintenant des pinces. Comme pour les autres outils, il en existe de toutes les formes et toutes les couleurs… Seules certaines d’entre elles vont nous intéresser…

Les pinces plates

Comme son nom l’indique, cette pince est… plate. Elle est souvent utilisée pour serrer deux choses entre elles ou pour maintenir quelque chose le temps d’une opération. Par exemple pour refermer un bout de métal ou pour maintenir un fil en train d’être soudé (et ainsi ne pas se brûler).

La pince coupante

Là encore le nom est évocateur. Elle va nous servir tout simplement à couper des fils. Cependant n’allez pas couper des fils avec une section (un diamètre) trop grosse sous peine d’endommager l’outil.

La pince à dénuder

Toujours des noms très clairs, cette dernière servira à dénuder vos fils. Autrement dit elle coupera **proprement** l’isolant plastique sur le bout de votre fil qui pourra ensuite être simplement étamé, soudé ou vissé sur un connecteur. Elle est plutôt facultative dans le sens où le dénudage peut être fait avec une pince coupante, des ciseaux ou un couteau, mais ce sera moins rapide qu’avec cet outil dédié.

La pince à sertir

Allant souvent de paire avant la pince à dénuder, cet outil vous permettra de **sertir** vos fils dénudés sur vos connecteurs. Cela vous garantit que votre fil sera bien fixé et maintenu sur sa cosse et ainsi qu’il ne risque pas de s’arracher du connecteur final dès que vous allez tirer un peu dessus. Là encore elle est facultative, cette opération pouvant être réalisée (de manière plus galère) avec une pince plate et de la patience. Son coût peut aussi être un frein à l’achat…

La pince brucelles

Cette dernière est toute simple et a une application bien particulière. Elle ressemble un peu à une pince à épiler à la différence qu’elle se termine en pointe et ne coupe pas. Elle est utile pour manipuler des composants montés en surface (CMS) qui sont difficiles à prendre à la main et à positionner correctement.

D’autres outils pratiques

Une fois votre caisse à outils équipée avec les outils minimum de tout bon bricoleur (le kit de survie), nous pouvons commencer à en rajouter quelques uns, pour du confort ou de la sécurité.

Sécurité

Commençons par la sécurité puisque c’est important !
Si vous commencez à fabriquer vos propres cartes électroniques, vous allez manipuler des produits toxiques et corrosifs. Le minimum est donc de prendre une paire de gants afin d’éviter les éventuelles éclaboussures avec la peau (qui pourraient vous laisser des taches par exemple voire bien pire).
Qui dit gant, dit aussi lunettes (car les éclaboussures ne sont pas difficiles, elles se contenteront de vous attaquer là où c’est possible 😀 ). Les lunettes sont aussi très pratiques quand il s’agit de faire des perçages (un copeau dans l’œil est vite arrivé).
D’une manière générale : Protégez-vous ! N’oubliez pas ce que nous dit la loi de Murphy (ou loi de l’emmerdement maximal) : C’est la seule fois où vous ne porterez pas de protection que l’accident arrivera !

Confort et outils++

Se simplifier la vie

Il arrive souvent que l’on ait des taches un peu fastidieuses à faire à la main. Par exemple étamer un simple fil (action qui consiste à recouvrir d’étain le cuivre d’un fil). Pour cela il vous faut tenir le fil, tenir l’étain et manipuler le fer à souder pour déposer l’étain sur le fil. Nul doute qu’une troisième main serait fort pratique ! C’est justement le nom de l’outil suivant. La troisième main se présente sous la forme d’un support avec une pince ou deux et éventuellement une loupe. Le support est leste pour bien rester en place lorsque vous manipulez. Grâce aux pinces vous pouvez facilement placer des composants dans l’orientation qui vous arrange le plus pour faire vos bricoles !

Dans le même ordre d’idée on retrouve l’étau. Cet ustensile est plus dédié au serrage ou au maintien bien en place pendant un usinage. Placez une pièce entre les mâchoires, serrez, c’est maintenu ! Vous pouvez alors laisser le tout en place (pour coller deux pièces par exemple) ou commencer à percer/limer/etc de manière stable, propre et sécurisée. Il existe différents moyens de fixer l’étau à votre établi. Certains sont par un système de ventouse, d’autres se fixent par une vis de serrage.

Outils d’usinage

Pour faire des ajustements mécaniques sur des pièces, il est utile d’avoir de quoi usiner. Parmi ces outils on retrouve la perceuse (portative ou colonne) qui vous permettra de trouer à volonté, la fraiseuse pour faire des ajustements de surface ou encore une bonne vieille lime pour ébavurer des découpes ou arrondir des angles un peu trop francs et dangereux.

Rappel sécurité, lorsque vous utilisez des outils électro-portatifs (comme une perceuse), veillez à toujours bien bloquer la pièce qui va recevoir le traitement. Vous ne souhaitez pas la voir commencer à tourner et risquer de partir dans le décor. De même, des lunettes pour éviter les copeaux dans les yeux sont les bienvenues !

Spécifiques à l’électronique

Test et prototypage

Bricoler c’est bien, mais parlons un peu de ce qui nous regroupe sur ce blog, l’électronique et l’embarqué !

Faire son montage et le tester

Si vous avez lu le tuto Arduino vous devez déjà connaitre tout ça, mais repassons une petite couche là dessus tout de même…
Pour faire un montage rapide et de prototypage pour tester quelque chose, la breadboard reste un choix idéal. Il est facile d’y enficher des composants pour faire des tests.
Afin d’optimiser le tout, je vous conseille l’acquisition d’une bobine de fil mono-brin. Ce dernier est plus simple que le multibrin pour rentrer dans les trous de la breadboard. Il existe aussi des kits de fils pour breadboard de tailles et couleurs différentes pour faire des montages propres.
Une fois votre montage fait vous allez vouloir le tester pour trouver où l’électronique ne fonctionne pas. L’utilisation d’un multimètre permettant de mesurer la tension, l’intensité ou encore possédant des fonctions de testeur de diodes et de mesure de résistances est rapidement indispensable. Ils ne coutent pas cher et se trouvent facilement.
Enfin, lorsque votre montage est terminé et fonctionnel vous pourriez avoir envie de l’embarquer sur une carte électronique pour fixer les composants. Si vous ne pouvez pas réaliser vos propres cartes et/ou ne souhaitez pas dépenser des fortunes pour les réaliser, vous pouvez toujours souder vos composants sur des « plaques à trous » (aussi appelées veroboard).
Tous ces composants sont simples à trouver sur Internet, comme sur le site de Farnell par exemple.

La soudure

Puisqu’on parle de soudure voyons un peu tout ce qui y touche… Bien entendu, tout commence par le fer. Pour des travaux d’électronique, un fer d’une trentaine de watts sera suffisant. Il doit être capable de chauffer entre 300 et 400°C si vous voulez que l’étain fonde. Bien entendu, il en existe pour tous les prix, allant du simple fer à 10€ à la station réglable qui en coûtera plus d’une centaine. Choisissez en fonction de vos moyens et de vos prétentions mais gardez en tête que les moins chers vont chauffer lentement ou atteindre difficilement une température suffisante. De manière générale, essayez d’éviter les fers de type « pistolets ».
Le fer à souder ne sert pas à grand chose s’il est seul, il vous faudra aussi investir dans une bobine d’étain (fil à souder) qui peut contenir ou non du plomb (plus simple à souder, par contre à utiliser dans un endroit aéré car les vapeurs ne sont pas très bonnes pour l’organisme).
De la tresse à dessouder ou une pompe à dessouder peuvent aussi s’avérer utile.

L’artillerie lourde !

Parlons maintenant des outils avancés. Attention, ces derniers coûtent souvent assez chers. Heureusement ils ne sont pas indispensables pour débuter !

L’électronique

Parmi les outils d’analyse, test et diagnostique on trouve l’incontournable oscilloscope. Ce dernier est fort pratique pour analyser l’évolution d’un signal au cours du temps, qu’il s’agisse de l’évolution de la décharge d’un condensateur (analogique) ou l’observation des bits dans une transmission série (numérique). Il est possible de trouver de vieux oscilloscopes analogiques pour pas trop cher, mais souvent les oscilloscopes numériques sont plus sympas à utiliser.
Petit frère de l’oscilloscope mais orienté « numérique seulement », l’analyseur logique. Cet appareil sert la plupart du temps à l’analyse de plusieurs signaux en parallèle (comme un bus de donnée avec horloge et données par exemple). Il peut aussi servir à vérifier que la logique d’entrées/sorties d’un composant programmable est bonne.
Ces deux outils précédents servent à faire des mesures. Ils peuvent être très bien complétés par un outil servant à générer des signaux pour tester la réaction d’un circuit. C’est le cas du GBF (Générateur Basse Fréquence) qui va servir à générer des signaux à la forme et fréquence que vous voulez (triangle, sinusoïde, créneau…).

La mécanique

Parmi les choses à la mode dans le monde du bricolage, on parle beaucoup des imprimantes 3D. À partir d’un ruban de plastique ces machines sont capables de produire de petites pièces avec un rendu assez impressionnant. Cependant, vous vous en doutez, le prix est lui aussi impressionnant. La plupart des modèles tournent autour des 500 euros sans compter les consommables. Je ne suis pas expert sur ce sujet, mais si cela vous intéresse Google regorge de ressources à ce propos tant la mode est présente.
On parle aussi souvent des CNC (Computer Numerical Control). Ce terme bien vague regroupe globalement les machines d’usinage pilotées par ordinateur. Dans le monde amateur, lorsque l’on parle de « CNC (3 axes) » on fait référence à une machine capable de se déplacer sur un plan et de percer ou fraiser des pièces.

Vous voilà maintenant renseignés pour vous équiper et vous occuper ! Cet article n’est bien entendu pas à prendre au pied de la lettre, des ajustements sont souvent nécessaires entre ce qui existe et ce dont vous avez réellement besoin. Cependant, il est toujours agréable d’avoir quelques outils de base sous la main pour bricoler. Il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas avoir le bon tournevis pour avancer 😀 !

Une expérience (bonne ou mauvaise) à partager ? Des questions à poser ? Des conseils à donner ? Ne soyez pas timide !

Un commentaire

  1. A savoir, il existe, en général dans les grandes villes, des FABLABS, qui permettent de louer pour un temps l utilisation des machines comme imprimante 3d et autres, ils peuvent meme vous aider dans vos projets, pas encore teste mais bientot j irai voir… 🙂

Laisser un commentaire